La peinture de paysage du XVIIIe siècle à nos jours

Bernard Biard
L’époque allant de la fin du 17e siècle à nos jours verra le paysage devenir le sujet essentiel de l’art pictural et fera par ailleurs l’objet des plus grands changements. En ce qui concerne le paysage, deux tendances se sont opposées : l’une tendant à conserver, de façon chaque fois différente certes, un lien avec l’imitation des apparences naturelles, l’autre en s’en éloignant pour aller vers un abandon complet des formes rencontrées dans la nature. 
Chez les premiers, la tendance à peindre à l’extérieur, les recherches sur la lumière, sur l’effet optique des touches de couleurs pures juxtaposées, sur la simplification des formes, aboutirent à l’école de Barbizon, à l’impressionnisme, aux pointillistes, à Paul Cézanne ou aux Nabis ouvrant la porte aux Cubistes et à tous les peintres désirant s’abstraire du sujet sans le rejeter complètement. D’autres enfin, dont ceux qui eurent à souffrir en Allemagne de la défaite après la guerre de 1914-1918, traduisirent leur angoisse par des tableaux aux couleurs éloignées de la réalité. 
Malgré ces différences ces peintres feront partie du même chapitre. Enfin, un certain nombre de peintres, comprenant que finalement le sujet, la réalité ambiante n’était pas le plus important préférèrent traduire leurs émotions ou nous les transmettre en s’éloignant de la figuration. Turner, même si tous les historiens de l’art ne sont pas complètement d’accord, fut l’un de leurs précurseurs, et d’autres artistes suivirent cette voie pour aboutir aux tableaux de nombreux peintres dont Alfred Manessier, Olivier Debré ou Zao-Wou-Ki en France furent parmi les représentants.

€ 77.- –   CHF 89.- – (Coffret 2 volumes)